Gouvernance

Risques et conformité : avancer au rythme du dynamisme de l’environnement

Les risques évoluent parallèlement à l’environnement des entreprises. L’enjeu pour les professionnels du risque et de l’audit n’est pas seulement de rester en lice, c’est également d’anticiper et de comprendre comment de nouveaux risques peuvent affecter leur entreprise.

En 2021, deux leaders du risque et de la conformité se sont rencontrés au récent événement de Diligent,Modern Governance Europe, pour en discuter. Ezekiel Ward, fondateur de North Star Compliance Ltd, et Daniel Connell, associé chez Deloitte, ont participé à l’événement pour parler des implications de la gestion du risque, des réglementations et de la façon de communiquer les rapports au conseil d’administration.

Les risques varient d’une entreprise à l’autre

D’après M. Connell, les entreprises peuvent difficilement ignorer la pandémie de COVID-19, même celles qui en ont bénéficié. Bien que d’autres risques puissent varier d’une entreprise à l’autre, aussi bien D. Connell qu’E. Ward conviennent que le développement durable est un souci premier dans les organisations du monde entier.

« Au cours des deux dernières années, les risques climatiques ont vraiment été le souci prédominant », annonce E. Ward. « Je crois que les clients, tout comme les membres des conseils d’administration, réalisent le pouvoir de l’ESG [facteurs environnementaux, sociaux et gouvernance] et de ce que nous faisons pour l’intégrer dans la structure de gestion intégrée du risque. »

Privilégier efficacement les risques exige une collaboration entre les fonctions

Selon D. Connell, le véritable enjeu de la gestion du risque est de classer les risques par ordre de priorité. Il explique que dans les organisations les plus efficaces, les différents groupes d’acteurs collaborent, notamment les services juridiques, fiscaux, financiers et de conformité.

« Les entreprises qui travaillent selon cette méthode structurée et interdisciplinaire évaluent, conviennent des priorités et gèrent le risque en équipe », ajoute D. Connell. « Elles conservent cette flexibilité. Car évidemment, ici, le vrai défi est que les risques ne sont pas statiques, pas plus que votre façon d’établir des priorités. »

L’automatisation peut créer une culture de l’amélioration

Les organisations collectent plus de données que jamais. Mais d’après D. Connell, ces données ne font pas toutes l’objet d’un bon usage. Des outils d’automatisation tels que la solution Gouvernance opérationnelle de Diligent aident les entreprises à prendre le contrôle de leurs données pour améliorer leurs processus.

« Cela provient en grande partie du fait que certaines données des entités juridiques sous-jacentes ne sont en réalité pas utilisées ni analysées comme il le faudrait », ajoute D. Connell. « Les groupes […] s’aperçoivent maintenant qu’avec toutes ces données et les compétences de leurs collaborateurs en interne et conseillers externes, ils doivent réfléchir à la façon d’en tirer davantage de valeur. »

Aller droit au but lors des présentations au conseil d’administration

Les membres des conseils d’administration sont des gens occupés. Qui plus est, ils peuvent ne pas en savoir autant sur la société que les professionnels du risque et de l’audit le croient. E. Ward recommande de se concentrer sur les choix que les conseils d’administration doivent faire.

« Il faut parvenir rapidement au véritable centre décisionnel », ajoute-t-il. « Et si cela concerne des enquêtes internes, alors ce sont des questions telles que le moment de l’auto-divulgation, qui impliquer localement, s’il faut mener quelque chose sous le sceau du secret professionnel. Toutes ces décisions clés. Et je suis convaincu que c’est à cela qu’il faut consacrer du temps. »

Renforcer le programme de conformité au travers des collaborateurs, des processus et de la technologie

D’après D. Connell, une forte culture de la conformité se construit par une collaboration entre les fonctions. Cette collaboration doit comprendre toutes les personnes, processus et technologies en rapport avec les aspects législatifs, fiscaux et de conformité.

« Voyez les choses du point de vue des personnes : disposez-vous, au sein de vos fonctions, du bon capital humain, pour en tirer le meilleur parti ? », dit D. Connell. « Quant aux processus, comprenez-vous en quoi ils consistent et savez-vous où se trouvent les possibilités d’harmonisation ? Et, finalement, d’un point de vue technologique, veillez à suivre de près ces énormes progrès. »

Regardez l’intégralité de la session pour connaître tous les conseils de E. Ward et de D. Connell sur la façon de se tenir au courant des nouveautés dans le domaine de la gestion dynamique du risque.

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