Gouvernance

La raison d’être de l’entreprise au coeur du bon leadership

La raison d’être de l’entreprise prévue par la Loi Pacte s’intègre désormais aux statuts des sociétés. Il s’agit, pour rappel, d’une ambition d’entreprise ayant un intérêt général, destinée à devenir l’objectif des dirigeants. Si cette raison d’être n’a de sens que si elle s’appuie sur une stratégie forte, elle a aussi besoin d’un travail de leadership conséquent. Le ou la leader de l’entreprise doit effectivement avoir une vision pour sa société capable d’impulser l’énergie nécessaire à la réalisation de la raison d’être.

Un bon ou une bonne leader donne ainsi du sens aux activités de l’entreprise. Il reflète les valeurs qu’il veut voir fleurir dans sa société, et donne à ses employés les moyens de la réalisation de la raison d’être. Voici comment atteindre la raison d’être de son entreprise en étant un bon leader en 4 pistes.

Écouter ses collaborateurs pour incarner la raison d’être de l’entreprise

Diligent a récemment diffusé un podcast avec pour invités Hubert Joly, ancien président-directeur général de Best Buy et auteur de The Heart of Business: Leadership Principles for the Next Era of Capitalism. Ce podcast fait aussi intervenir Colin McLetchie, président de la société de coaching Five Ways Forward. Cet enregistrement, intitulé Leading with purpose, donne des pistes importantes aux dirigeants qui souhaitent incarner la raison d’être de leur entreprise.

Hubert joly explique notamment dans ce podcast que l’une des principales caractéristiques du bon leader consiste à être à l’écoute de ses collaborateurs. Il conseille de se baser sur la vision qu’ont les employés de la société pour construire une stratégie accélératrice de croissance car différenciante.

Cette recommandation va dans le sens de celle donnée par Jean-Philippe Courtois dans un récent article de la HBR, Être un leader au quotidien : avant tout donner du sens. Le vice-président exécutif de Microsoft Corporation y explique que le fait de nourrir les ambitions des collaborateurs et des managers de son entreprise libère l’énergie nécessaire à sa transformation.

Cette démarche permet, selon lui, de donner du sens aux activités de l’entreprise en se posant la question du “Pourquoi ?”. Pourquoi vos collaborateurs travaillent tous les jours ? Pourquoi votre entreprise est-elle utile à la société ?

Ces deux axes doivent permettre de définir une raison d’être de l’entreprise capable de mobiliser les efforts de toutes les équipes. Hubert Joly la définit d’ailleurs comme suit : “ce dont le monde a besoin, dans quoi vous êtes bon, ce qui vous passionne et, enfin, comment vous pouvez gagner de l’argent”.

Un environnement humain sain plutôt qu’un objectif commercial

Hubert Joly poursuit son propos en affirmant que le leader doit d’abord chercher à offrir un terrain prospère pour le développement de son équipe. Cet objectif doit surpasser les ambitions commerciales. Il encourage, dans ce cadre, à entretenir une stratégie de diversité de genres, d’inclusion et d’équité au sein des équipes.

Selon H. Joly, la diversité doit ainsi faire partie intégrante de la raison d’être de l’entreprise. Le fait de se sentir pris en compte et valorisé donne effectivement à chaque employé l’envie de mieux faire. C’est donc un facteur de libération de la croissance pour la société.

Les propos de Jean-Philippe Courtois confirment cette affirmation. Selon lui, un leader qui veut transformer son entreprise doit investir dans une raison d’être de l’entreprise qui relève véritablement de la mission sociétale. La raison d’être de l’entreprise doit ainsi incarner ce qu’il manquerait à la planète si la société n’existait pas. Celle-ci n’a pourtant aucune chance de transformer l’entreprise si elle ne s’appuie pas sur ses compétences humaines.

Avoir les bons outils pour diversifier ses équipes intelligemment

La promotion de l’égalité femmes-hommes, l’inclusion des personnes en situation de handicap, des jeunes diplômés, des étrangers ou des seniors relèvent d’une politique RH réfléchie. Cette stratégie axée diversité doit s’étendre jusqu’aux instances dirigeantes de votre organisation pour être crédible. Les recrutements réalisés au niveau du conseil d’administration peuvent donc s’appuyer sur un outil comme Diligent Nominations pour évaluer la composition du CA et accéder à un vivier de profils diversifié et qualitatif. Pour en savoir plus, profitez d’une démo gratuite et personnalisée de Diligent Nominations.

L’empathie au cœur du leadership de demain

Colin McLetchie affirme de son côté que la condition sine qua non pour être un leader performant consiste à voir le monde tel qu’il est. Comprendre son fonctionnement et la façon dont l’entreprise peut l’améliorer doit aider à modeler la raison d’être de l’entreprise. C’est pour cela qu’il revendique un leadership “empathique”.

Selon McLetchie, l’empathie ne relève pas des soft skills, comme on le pense souvent. Il s’agit d’une des compétences les plus rares des leaders d’aujourd’hui, mais aussi d’une des plus difficiles à exercer au quotidien. Il la pense cependant indispensable à la réussite de l’entreprise et à l’accomplissement de sa raison d’être.

Jean Philippe Courtois affirme, de son côté, que l’empathie facilite la communication au sein de l’entreprise et avec les parties prenantes. Seule la capacité à s’exposer aux autres, à être vulnérable et authentique dans ses échanges peut, selon lui, créer une énergie porteuse de changement pour la société.

La “mission” nourrit la raison d’être de l’entreprise

Jean-Philippe Courtois poursuit son propos sur le bon leadership d’entreprise en soulignant l’importance d’avoir une vision inspirante. Il prend en cela l’exemple de Bill Gates, qui dès les années 1980’ affirmait vouloir démocratiser l’accès à l’information grâce à l’informatique.

La définition d’une mission aussi claire relève du travail du leader. Elle doit permettre de croiser les besoins sociétaux et les talents uniques de vos collaborateurs. C’est ce lieu de croisement qui constitue la raison d’être de votre entreprise. C’est aussi ce lieu qui va déterminer ses responsabilités sociétales, et donc celles du leader.

Jean-Philippe Courtois conclut son propos en disant que le succès de l’entreprise ne se mesure pas qu’aux performances financières. Il s’agit aussi de satisfaire les collaborateurs, les clients, et de contribuer aux sociétés humaines où l’entreprise opère. Raison d’être et bonne gouvernance restent donc intimement liées.

La raison d’être de l’entreprise, une vraie nécessité

Définir sa raison d’être en tant que société, c’est donner du sens aux actions de votre organisation. C’est aussi lui donner un objectif dans lequel tous vos collaborateurs se reconnaissent. Les bénéfices ne s’arrêtent pourtant pas là. Pour que la raison d’être de l’entreprise ne se résume pas à un artifice de communication, nous vous conseillons lire le suivant article.

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