Gouvernance

Next 40 : comment faire partie des futures sociétés cotées ?

Contrairement à ce que son nom peut laisser penser, le Next 40 n’est pas un indice boursier. Il s’agit d’un classement inventé par le gouvernement français en 2019 pour valoriser 40 jeunes entreprises françaises prometteuses. Ce classement sert à leur offrir une visibilité médiatique internationale, en plus du soutien des services publics. Quels sont les critères pour intégrer cette élite ? Comment se préparer, de façon plus générale, à faire partie des sociétés cotées ?

Qui sont les entreprises Next 40 de 2021 ?

Le “Next-40-French Tech 120” est un classement corollaire au Next 40, qui consacre les entreprises de la French Tech les plus prometteuses depuis 2019. Aucune de celles de l’année dernière n’ont encore réussi à faire partie des sociétés cotées. Leurs chiffres d’affaires cumulés de 8,85 milliards d’euros représentent pourtant une hausse de 55% par rapport à la précèdent édition (chiffres Les Echos sur les nouveaux champions de la tech tricolore).

L’édition 2021 du Next 40 comprend 12 nouveaux noms, qui apparaissent donc dorénavant comme les futurs grands groupes français. Vous pouvez retrouver la liste complète du Next 40 2021 sur le site internet éponyme. Ceux-ci font eux-mêmes partie de 33 nouveaux entrants de l’indice Next-40-FT120.

Cette dernière édition du Next 40 affiche des entreprises moins parisiennes que la précédente. Kineis, l’entreprise de nano-satellites, se développe en Occitanie. Skippers (Avis Vérifiés) tient son siège en région PACA, quand Lumapps, spécialisé en communication et collaboration d’entreprise, évolue en Auvergne-Rhône-Alpes.

Côté secteur, c’est le domaine de l’industrie qui l’emporte, avec 27% des prétendantes. La santé prend la suite, avec des sociétés HealthTech et MedTech. Suivent ensuite les Fintechs et la cleantech-mobility, selon l’article dédié au FT120 et au Next 40 2021 de l’Usine Digitale.

Autre sujet important : tout savoir sur le comité de rémunération des entreprises du CAC 40, du Next 20 et du CAC 60.

Quelles caractéristiques respectent les sociétés Next 40 et FT120 ?

C’est Bercy qui définit les critères à respecter pour faire partie de la sélection Next 40 et FrenchTech 120. Côté Next 40, les “licornes françaises” profitent d’une entrée d’office. Ces licornes ne sont pas encore des sociétés cotées, mais se valorisent à plus d’un milliard de dollars. Font aussi partie des licornes les startups qui ont pu lever des fonds à hauteur de 100 millions d’euros minimum ces trois dernières années.

Pour les autres startups françaises, l’inclusion au Next 40 dépend de l’examen des éléments suivants :

  • les levées de fonds importantes des 3 dernières années ;
  • un chiffre d’affaires supérieur à cinq millions d’euros pour le dernier exercice ;
  • une croissance annuelle moyenne d’au moins 30% sur les trois derniers exercices.

Les 40 entreprises du Next 40 font automatiquement partie du FT120. Les autres élues doivent :

  • avoir leur siège social en France ;
  • faire preuve d’innovation ;
  • ne pas avoir été rachetées.

Le FT120 compte en outre deux startups par région, l’une sélectionnée sur base de son hyper-croissance, l’autre en fonction de sa levée de fonds.

Les entreprises qui font partie de ce classement honorifique doivent en outre s’engager pour l’emploi en France. En échange de ce “contrat”, elles profitent d’un accompagnement gouvernemental d’aide au développement accéléré.

Lire aussi : tout ce que nous apprend l’étude Leeway sur les juristes de la Frenchtech

Quels critères pour faire partie des sociétés cotées ?

Il existe de nombreux paramètres à respecter pour entrer en Bourse. Pour intégrer Euronext Access, une des règles principales consiste par exemple à disposer de 1,5 million d’euros de fonds minimum. Mais l’aspect financier n’est pas le seul critère à prendre en compte pour rassurer les investisseurs en tant que jeune entreprise.

Une bonne gouvernance pour entrer en Bourse

Les sociétés cotées en Bourse doivent respecter de nombreuses pratiques de gouvernance exemplaires pour s’introduire en Bourse, notamment dans la gestion documentaire des informations financières. Le passage en place de marché implique donc de sécuriser les communications et la collecte d’informations.

L’introduction en Bourse, notamment, implique une collecte d’informations spécifiques de la part d’acteurs clés comme l’équipe juridique, l’auditeur et le souscripteur. Le processus de due diligence qui accompagne cette procédure demande de communiquer des documents sensibles, comme les référentiels filiales, les documents bancaires et les procès-verbaux de conseils d’administration. Ce processus est d’autant plus éprouvant qu’il est long – 6 à 12 mois -, et qu’il ne tolère aucun raté.

Les conseils d’administrations des sociétés cotées n’ont par ailleurs pas la même allure que ceux des sociétés privées. Plus formels, ils doivent aboutir à l’édition de rapports spécifiques, notamment financiers, destinés aux investisseurs actionnaires. Le procès-verbal d’une société cotée réclame également une rigueur toute particulière.

Les bons outils pour entrer en Bourse

Toutes les contraintes auxquelles les nouveaux arrivants au CAC 40 doivent se plier nous amènent à vous conseiller un portail pour conseil d’administration avant votre entrée en bourse. Ce type de logiciel incarne un support de taille pour une gouvernance efficace, au service de bonnes performances financières :

  • Un logiciel qui sécurise les échanges entre administrateurs. Ce type d’outil permet d’abandonner les messageries instantanées lambdas pour une version de chat tout aussi intuitive, mais beaucoup plus fiable. Fini les pièces jointes envoyées au mauvais destinataire, ou les crises sécuritaires suite à un téléphone perdu. Un portail pour conseil d’administration sécurise l’ensemble de communications pour des risques maîtrisés, qui réconfortent les actionnaires.
  • Ce type de solution centralise aussi les informations confidentielles à consulter lors du processus de due diligence. Un atout pour le conseil, qui peut s’assurer rapidement de l’actualisation des documents partagés. Ces logiciels proposent également des salles de réunion virtuelles, qui confidentialisent les échanges dans le cadre de la diligence raisonnable.
  • Dans tous les cas, les documents enregistrés sur une solution pour conseil d’administration sont cryptés, pour une sécurité optimale. L’entreprise définit les niveaux d’accès à ces fichiers, ainsi que les utilisateurs autorisés à les charger, à les consulter et à les modifier. Dans ce dernier cas, le système propose un suivi précis des évolutions documentaires.
  • Ce type d’outil soutient en outre le CA dans l’organisation de séances plus complexes, parce qu’elles incluent des investisseurs. Il permet de préparer à l’avance les documents qui doivent faire l’objet d’examen, et de discuter des points à l’ordre du jour en amont de la réunion, de façon digitalisée. Avec ces échanges préalables, la séance peut se dédier à l’essentiel, et notamment à la prise de décision.

Vous voulez sécuriser vos échanges de fichiers avant de devenir une société cotée ? Pour des documents partagés en toute confidentialité avec l’ensemble des parties prenantes, nous vous conseillons nos fonctionnalités Secure File Sharing et Secure Meeting Workflow. C’est parti pour une démo gratuite.

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