Gouvernance

5 erreurs qui conduisent à une mauvaise gouvernance et comment les éviter

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la mauvaise gouvernance dans une société n’est pas un phénomène rare. Nombreuses sont les entreprises qui n’ont pas mis en place tous les rouages nécessaires à l’éclosion d’une gouvernance efficace, performante et moderne. Plusieurs aspects sont sources d’erreur de gouvernance au sein des organisations. Ils tiennent à la fois à la concentration des pouvoirs, au manque de diversité, à l’utilisation d’outils de travail obsolètes, à un déficit d’accès à l’information et à un manque de collaboration. Voici les 5 erreurs les plus courantes.

 

1/ Une mauvaise gouvernance induite par le manque de diversité dans le conseil

 

La diversité de genre, d’âge, de profil, de parcours, d’origine, … permet d’avoir une plus grande hétérogénéité des opinions au sein du conseil d’administration. De plus, elle favorise l’émergence de conversations plus riches et de débats plus approfondis. Au bout du compte, elle permet au conseil de prendre de meilleures décisions.

Facteur de mauvaise gouvernance, le déficit de diversité dans les sociétés représente un manque à gagner et une forme d’archaïsme. « Un certain modèle masculin (et blanc) souffre d’obsolescence, face au nouveau monde et la diversité de notre société », selon Viviane de Beaufort. Concernant l’arrivée de femmes comme administratrices, elle ajoute : « comme tout nouvel entrant, elles apportent un œil neuf, affranchi de décisions passées et ont des attentes importantes ».

De nouveaux profils au sein du conseil sont alors synonymes de nouvelles compétences, de nouveaux rapports au pouvoir et d’aptitudes différentes. En effet, introduire au sein du CA des profils atypiques et nouveaux rafraichit les façons de travailler, enrichit les réflexion et amène des individus en quête de légitimité et de reconnaissance. Cette mutation de la physionomie des conseils apporte une meilleure gouvernance avec plus d’efficience et une meilleure vision à moyen terme.

 

2/ La concentration des pouvoirs ne permet pas une gouvernance saine et durable

 

Avoir un dirigeant dont l’image est fortement associée à l’entreprise peut être à double tranchant. À l’image du scandale Renault-Nissan avec Carlos Ghosn, une affaire personnelle peut ébranler la réputation d’une entreprise. En effet, l’arrestation au Japon fin 2018 du président de l’Alliance pour malversations financières a été un coup de tonnerre médiatique d’une grande puissance. Force est de constater qu’un an après, le groupe leader automobile n’a toujours pas tourné la page.

Signe de mauvaise gouvernance, cette concentration et personnification des pouvoirs entre les mains d’un seul homme a nécessité, suite au scandale, divers départs et des changements dans la direction. Le conseil d’administration a profondément été modifié et les pratiques de gouvernance revues. Comme dans 23 sociétés du CAC 40, Carlos Ghosn était le PDG (président ET directeur général), la clé de voûte de la firme mondiale. Elle s’est trouvée totalement déstabilisée et fragilisée par sa seule mise en difficulté. Ce cas d’école montre qu’il est important d’offrir non seulement une grande transparence mais surtout une répartition équilibrée des pouvoirs.

 

3/ Des outils de travail obsolètes responsables d’une mauvaise gouvernance, en décalage avec les besoins de l’entreprise

 

Une autre erreur de gouvernance commune consiste à s’attacher aux outils historiques de gestion de gouvernance (comme les tableaux Excel et le papier), souvent obsolètes et non performants. Combien de sociétés fonctionnent encore avec des documents papier ? Combien ne jurent que par des solutions génériques, comme SharePoint et Google Team Drive, qui ne permettent pas un bon niveau de sécurité ni d’efficacité ? Combien de hauts dirigeants échangent sur des sujets confidentiels via des messageries instantanées standards, telles que WhatsApp ?

Pourtant, il existe aujourd’hui de nombreux outils, comme les portails pour conseil d’administration, qui permettent de gagner en temps, en sécurité et en efficacité. Pour contrer les risques de mauvaise gouvernance, ces solutions offrent de nombreux avantages aux secrétaires du conseil. Ils sont également très utiles aux administrateurs qui disposent ainsi d’une meilleure vue d’ensemble des points à l’ordre du jour des réunions précédentes et à venir, tout en facilitant le suivi de leurs actions (votes, évaluations, etc.).

 

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L’investissement dans un portail pour conseil d’administration et souvent le premier pas des entreprises vers une meilleure gouvernance. Découvrez pourquoi !

 

4/ Le déficit d’accès à l’information, une erreur de gouvernance courante

 

Pour une gouvernance dans l’air du temps, au service des performances de l’entreprise, l’information est un critère crucial. Elle va permettre de donner tous les éléments factuels pour décider et mettre en place la stratégie de la société. Cet accès à l’information représente l’opportunité de fournir à l’ensemble des dirigeants toutes les données nécessaires, utiles et pertinentes. Souvent, l’accès à ces données est rendu difficile par les processus internes ou la multitude d’accès à pour chaque type de données, ce qui rend la prise de décision informée d’autant plus compliquée.

Au premier rang des décideurs ayant besoin de disposer d’information se trouve sans nul doute les administrateurs. Il faut avoir en tête qu’ils siègent parfois dans plusieurs conseils, sont pour la plupart externes à l’entreprise et sont souvent en déplacement. Ainsi, leur temps est précieux. Ils ont besoin d’outils qui leur permettent de prendre des décisions rapidement, parfois en temps réel en cas de crise, mais toujours de manière informée. Aussi, il est fondamental de leur donner un meilleur accès à l’information avec des solutions adéquates, adaptées à leur mobilité, leur manque de temps et leur soif de données.

 

5/ Le manque de collaboration, signe d’un déficit de gouvernance

 

Pour que la gouvernance fonctionne et profite à la société dans son ensemble, il est nécessaire que les équipes et les dirigeants collaborent étroitement. Au niveau du conseil d’administration, la collaboration entre les administrateurs, dans et à l’extérieur de la salle du conseil, est la clé pour assurer la continuité des activités. Étroitement liée à une meilleure diversité, elle se nourrit de profils différents, d’âges divers, de genres variés et de compétences hétérogènes.

En cas de déficit de collaboration, une mauvaise gouvernance s’installe au sein de l’entreprise. Les équipes et les dirigeants échangent peu et partagent rarement. Pour remédier à cet problème humain et de gouvernance, le conseil doit se doter de solutions qui lui permettent de rester en contact et de collaborer facilement, en toute sécurité.

 

Les erreurs qui conduisent à une mauvaise gouvernance sont bien plus courantes qu’il n’y paraît. Les mauvaises habitudes et la difficulté à muter rendent leur correction compliquée. Pourtant, initier de bonnes pratiques pour une gouvernance moderne est extrêmement profitable à une société. Des outils technologiques, tels que le portail pour conseil d’administration, sont à eux seuls une bonne base de changement vers une meilleure gouvernance.

 

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