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Gouvernance des risques : les profils des General Counsels

Les directeurs juridiques tendent de plus en plus à devenir des General Counsels (GC), tant leurs responsabilités touchent à des secteurs transversaux de l’entreprise. Entre féminisation, ouverture aux étrangers et nominations de profils plus expérimentés, les GC européens changent de caractéristiques. Leur rôle intègre de plus en plus la gouvernance des risques, domaine dans lequel les directions juridiques doivent être forces de propositions.

General Counsels européens : quels profils ?

Les directeurs et directrices juridiques se confrontent de plus en plus à l’évolution de leur rôle dans l’entreprise. Entre business partner et risk manager, ils doivent être capables d’embrasser un environnement large, plus large que la protection juridique de l’entreprise et de ses dirigeants. C’est ce qui explique qu’on parle dorénavant davantage de “General Counsels”.

De plus grandes responsabilités

Dans les entreprises européennes en 2021, les General Counsels ont la charge de répondre à la conformité juridique et de faire respecter les différentes réglementations nationales. Leur travail s’inscrit effectivement dans un environnement mondialisé, qui implique de prendre la mesure de la stratégie globale de l’entreprise.

C’est aussi au directeur ou à la directrice juridique que revient la mission d’optimiser les implantations à l’étranger et de gérer les fusions-acquisitions. La gestion de la compliance occupe ainsi le cœur des fonctions des General Counsels.

Bien sûr, ce rôle se superpose à un autre, tout aussi stratégique : le risk management. Les directions juridiques ont souvent la responsabilité de la gestion des risques de l’entreprise. Elles se chargent dans ce cas du processus de gestion de crise et de la hiérarchisation des principaux dangers.

Le nouveau profil des General Counsels

La part croissante de la gestion de la compliance et de la gouvernance des risques dans le quotidien des directeurs juridiques s’accompagne d’une redéfinition des profils des GC européens. Une récente étude Spencer et Stuart clôturée en 2020 et menée sur 10 ans revient sur le profil des General Counsels des plus grands groupes cotés européens. Elle souligne de nouvelles tendances.

Des directeurs et des directrices juridiques

Les chiffres des nominations récentes de General Counsels illustrent une mixité croissante :

  • 38% de femmes nommées dans le CAC40 depuis 2018, contre 25% de femmes en moyenne à ce poste ;
  • 48% de femmes ont été nommées General Counsels au cours des 3 dernières années.

Même si la parité n’est pas encore atteinte, les femmes occupent donc davantage les postes de GC qu’avant. Ces femmes se révèlent en outre nommées plus jeunes que les hommes, sans avoir à prouver d’une expérience de direction juridique préalable. Un vrai changement par rapport aux nominations pratiquées dans le CAC40 il y a 15 ans.

Il semble en outre que les deux tiers des personnalités féminines nommées CG dans le CAC 40 ces dix dernières années occupent également un rôle de membre du conseil exécutif ou de secrétaire du conseil. C’est 25% de plus que les hommes.

Il ressort donc de cette étude que les femmes qui deviennent directrices juridiques d’entreprises du CAC40 ont des responsabilités plus larges que les hommes. Cette polyvalence va de pair avec le souci d’ancrer le travail des General Counsels dans une vision large de la stratégie d’entreprise et de la gouvernance des risques.

Pour en savoir plus sur la mixité du top management : Conseil d’administration et gouvernance d’entreprise dans 10 ans

Des profils de GC plus expérimentés

L’étude de Spencer et Stuart montre également que les General Counsels sont nommés plus tard qu’avant. Cette réalité va à l’encontre des autres évolutions du recrutement au sein des instances de gouvernance, qui tendent au rajeunissement. Elle prouve néanmoins le rôle stratégique qu’on accorde à la fonction :

  • Avant, un ou une GC avait 45 ans en moyenne lors de sa nomination dans les entreprises des grands indices européens ;
  • Ces trois dernières années, ce chiffre est passé à 48 ans ;
  • Les femmes sont en moyenne nommées 3 ans plus tôt que les hommes.

Des personnalités étrangères, ancrées dans un management des risques international

Plus que leurs collègues européens, les directeurs et directrices juridiques du CAC40 ont des nationalités différentes de celle de la société qui les emploie. On compte ainsi 31% de GC non-français dans le CAC 40, contre 20% dans le reste de l’Europe.

Les juristes du CAC40 ont également plus d’expérience internationale. Cette dernière spécificité des parcours traditionnels français prouve un réel souci d’assurer la conformité juridique de la société et de ses filiales.

Le management, plus important que l’expérience d’avocat

L’étude souligne par ailleurs que les juristes européens n’ont pas nécessairement besoin d’une grande expérience dans l’avocature pour devenir General Counsels :

  • seulement 12% des GC européens étaient associés ans un cabinet d’avocat avant d’être nommés directeurs ou directrices juridiques ;
  • En France, l’expérience moyenne en cabinet est de 6 ans, contre 7 ans dans le reste de l’Europe.

À l’inverse, 67% des GC européens ont occupé le poste de juriste d’entreprise avant de devenir General Counsel. Ce chiffre grimpe d’ailleurs à 81% en France. Les sociétés européennes recherchent donc des managers experts de leur secteur, capables d’assurer la gouvernance des risques qui accompagne la digitalisation de la société et son internationalisation. Être directeur juridique, c’est donc exercer un métier de plus en plus stratégique.

Gouverner les risques, c’est d’abord les cartographier. Entre accélération des enjeux de sécurité informatique liés à la crise de la COVID-19, risques environnementaux et dangers réputationnels, la tâche est grande ! Pour vous aider à construire votre cartographie des risques et un plan de gestion de crise, découvrez nos conseils de gestion de crise : rédaction du plan d’urgence, déroulé des scénarios, exercices d’entraînement et de simulations.

S’armer pour une gouvernance des risques performante

Comment les directions juridiques peuvent-elles assurer la gouvernance des risques de façon probante ?

Faire de la prévention une force

La démarche consiste en fait à prendre des mesures résolument préventives. Empêcher les crises – ou en tout cas encadrer les risques – reste encore le meilleur moyen de prouver la performance de sa gouvernance juridique.

Ce parti pris stratégique implique un gros travail de veille, et une capacité à se montrer force de proposition en matière de gestion des risques. Le GC peut notamment gagner des points s’il propose à son entreprise les bons outils pour simplifier le travail des salariés et du top management tout en garantissant la parfaite sécurité juridique de leur quotidien.

Miser sur les bons outils

Chez Diligent, nous proposons une suite logiciel qui couvre ces différents besoins :

  • un portail pour conseil d’administration, Diligent Boards, qui permet aux membres de centraliser leurs échanges sur un espace en ligne hyper-sécurisé. L’entreprise peut personnaliser les niveaux d’accès à ce logiciel. Elle peut aussi décider de le verrouiller à distance et d’y effacer les données confidentielles en cas de perte ou de vol d’un appareil utilisé par un administrateur. Une façon d’étendre la gouvernance des risques aux habitudes quotidiennes du top management.
  • En ce qui concerne la veille, un outil de business intelligence comme Diligent Governance Intel compile le plus grand ensemble de données de gouvernance pour vous aider à rester informés des tendances et des risques de votre secteur.
  • La solution Diligent Entities relève davantage de la gestion internationale des filiales. Elle permet d’impulser la conformité dans le sens d’une vraie gestion du risque. Cet outil automatise les chaînes de procédure, et aide à collaborer de façon sécurisée, en autorisant les signatures de documents juridiques en ligne.
  • Pour sécuriser vos données sensibles et assurer la protection de la vie privée de vos salariés, un outil comme Diligent Messenger a toute sa place. Il s’agit d’une messagerie instantanée qui fonctionne aussi simplement que WhatsApp, tout en offrant des garanties de sécurité bien plus élevées. Pour une gestion des risques qui porte jusqu’aux messages privés de votre gouvernance, cet outil crypte les messages et sécurise les appareils victimes de vol, ou perdus.
  • Secure File Sharing et Secure Meeting Workflow incarnent deux fonctionnalités complémentaires, qui assurent la sécurité des flux de communication par un système de chiffrement perfectionné.

En tant que directeur ou directrice juridique, vous avez la responsabilité du risk management, et notamment de la gestion de la conformité entre filiales ? Pour une compliance performante, vous avez besoin d’un outil qui centralise les informations communes aux différentes entités, sans faire l’impasse sur la sécurité. Une solution qui assure aussi la conformité aux différentes réglementations nationales, sans pour autant y dédier un temps monstre. Notre logiciel Diligent Entities compile toutes ces fonctionnalités. Demandez-nous une démonstration gratuite et personnalisée à vos problématiques.

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